jeudi 3 avril 2008

Communiqué de presse de Denis Chambe du 31 mars

Communiqué de presse de Denis CHAMBE, Conseiller Municipal à Saint-Etienne et Conseiller Régional 31 mars 2008
On peut comprendre l’amertume de l’équipe du maire sortant. Particulièrement celle d’un nouveau conseiller municipal d’opposition, venu tout exprès de LYON, Monsieur Charles MALECOT.
Il a quitté son poste de fonctionnaire territorial lyonnais chez Gérard COLLOMB et ses amis socialistes et il a visé un nouveau destin, 5° sur la liste du sortant, cette fois avec une équipe UMP/Parti radical.
Plutôt que d’observer en nouveau la politique locale, il a d’ailleurs six ans pour ça, il se répand déjà en communiqués sur les « trahisons » pour justifier la défaite. « Trahison » de Gilles ARTIGUES et plus surprenante pour la municipale, de Pascal CLEMENT qui appréciera, lui qui a fait une sortie digne d’un démocrate dans son communiqué.
Rien ne justifie d’être aussi mauvais perdant, sauf peut-être de se faire remarquer de ses nouveaux amis ! Alors, quelques explications.
D’abord sur l’environnement de cette élection. La défaite du maire sortant était « programmée » par Le Figaro dès le début du mois de décembre, insistant sur le vote majoritaire pour Ségolène ROYAL et l’élection de deux députés socialistes à Saint-Etienne, pour laquelle il serait amusant de chercher Gilles ARTIGUES en responsabilité…
Ensuite, un 1° tour qui voit 62,10% des stéphanois préférer un autre candidat que le sortant. Et encore, le Front National sans candidat, on peut s’interroger sur le vote de ses électeurs au vu de la « tonalité » des différentes listes. En tout état de cause, le maire sortant n’avait aucune réserve…
…sauf à penser que les 11154 stéphanois qui ont soutenu Gilles ARTIGUES au 1° tour et approuvé sa démarche d’indépendance à 20,23% lui étaient acquis. L’erreur de stratégie a été, entre autres, de « nier » la candidature ARTIGUES pendant la campagne ... puis d’en faire le bouc- émissaire, lui si « transparent » ! La liste de La voix des stéphanois, malgré des moyens plus limités que les deux autres grandes écuries, a réussi à se faire entendre et apprécier de nombreux électeurs. La deuxième erreur grossière consiste à penser que ces électeurs d’une « autre voie » pouvaient revenir majoritairement au camp du maire sortant.
Enfin sur la fameuse « campagne haineuse » dont le maire sortant a gratifié le candidat de La voix des stéphanois. Imaginons sans mal qu’il pensait au débat télévisé… et inversons les rôles : si on avait fait état à Gilles ARTIGUES de la fidélité à ses engagements politiques et de sa situation personnelle, imagine-t-on un instant qu’il aurait « crié à la haine » ?...
Cet argument d’un populisme classique évite de chercher les vraies raisons de l’échec : un contexte national défavorable pour une liste UMP/Parti radical bien marquée à droite, un rejet du deuxième mandat du maire sortant pour diverses raisons, une gauche classique en embuscade …et une campagne dynamique da la liste La voix des stéphanois… aux dires de la presse.
Sur les 10 plus grandes villes de la Loire, seules ont résisté à la gauche, Le Chambon-Feugerolles, Saint-Just-Saint-Rambert et Rive-de-Gier. Il n’est pas interdit de penser que ces 3 maires sortants ont aussi une relation particulière avec leur population...quelle qu’elle soit.