jeudi 2 avril 2009

Gilles Artigues s’inquiète de la situation de blocage à l’université de Saint-Etienne

Gilles ARTIGUES, conseiller général et municipal s’inquiète de "la situation de blocage de l’Université de Saint-Etienne. Il n’est pas normal qu’aujourd’hui les étudiants qui le souhaitent ,ne puissent pas reprendre les cours. Certains vont perdre une année. Cela peut pénaliser toute la suite de leurs études et de leur vie personnelle. J’ai rencontré des étudiants et des familles, désespérés face aux conséquences de cette situation. Ceux qui ont peu de moyens financiers pour règler leurs frais de loyer et de nourriture, expriment leur détresse et ne savent plus à qui s’adresser.
La mobilisation a été forte, particulièrement à Saint-Etienne. Elle était nécessaire et n’a pas été vaine puisque le gouvernement a reculé sur certains points fort critiquables. Il était utile d’exprimer une forte désapprobation. La méthode utilisée par la présidence de la République a cristallisé l’ensemble des oppositions. Elle est exactement à l’opposé des conditions nécessaires à une réforme pourtant réclamée par de nombreux responsables universitaires. Mais il faut maintenant savoir arrêter un mouvement qui s’enlise et qui se limite à un affrontement stérile et politique entre anti et pro blocage."
Gilles ARTIGUES fait confiance au "président de l’Université et au Préfet pour sortir par le haut de cette crise.J’en appelle à la responsabilité de tous les acteurs. Il en va aussi de la réputation de notre université stéphanoise. "
Gilles ARTIGUES rappelle, au passage les points essentiels qu’il défend face à cette réforme "dont la brutalité méritait d’être dénoncée :
- L’autonomie accrue des universités ne doit pas être synonyme de privatisation ou de formation de fiefs régionaux.Nous préconisons le maintien de l’échelon national pour l’évaluation mais aussi pour certaines décisions stratégiques.
-Plutôt que quelque mille suppressions de postes prévues pour l’Université en 2009 (dont 3, voire 6 pour Saint-Etienne) , il serait préférable de mettre en place un renforcement de l’encadrement, insuffisant dans de nombreuses disciplines, notamment comparé aux grandes écoles.
-Concernant l’évaluation des enseignants-chercheurs, nous suggèrons que le président de l’université ne puisse promouvoir, sauf exceptions, que des enseignants-chercheurs évalués positivement par le Conseil National des Universités et nous proposons de réhabiliter la fonction d’enseignement du personnel universitaire par la création d’une prime pédagogique attribuée aux enseignants qui le méritent, équivalente à celle existant pour les "bons" chercheurs". Il ne s’agit donc plus de pénaliser les "mauvais" chercheurs, mais de valoriser les bons enseignants".