A la fin du conseil municipal de Saint-Etienne, ce lundi 25 mai, une sévère altercation a eu lieu entre le maire socialiste Maurice VINCENT et le leader du MoDem, conseiller général et municipal, Gilles ARTIGUES. Plusieurs attaques politiciennes et déplacées ont émaillé la séance. C’est tout d’abord le communiste Alain PECEL qui a reproché à Gilles ARTIGUES d’avoir voté des délibérations sur le prix de l’eau avec la municipalité de droite en...1992 ! Ce qui est pour le moins surprenant quand on sait que Gilles ARTIGUES a été élu pour la première fois adjoint au maire en 1995. "Je vais vous accuser d’avoir cautionné les goulags en Union soviétique !" a rétorqué Gilles ARTIGUES. Pour ce dernier, Alain PECEL "avale son chapeau en renonçant à la remunicipalisation du service des eaux, ce qui déçoit nombre d’associations proches du Parti communiste."
Mais ce qui a surtout entraîné le courroux de Gilles ARTIGUES, c’est lorsque le maire a ressorti un argument éculé mille fois exprimé depuis un an : sa "collaboration" avec l’équipe sortante est en fait un "péché originel" qui doit l’empêcher de s’opposer. "Je continuerai à dire ce qui me semble juste. J’assume tous mes choix, ceux de 1995, de 2001 mais aussi de 2008, que Maurice VINCENT fait mine d’oublier. C’est bien parce que je n’étais plus en phase avec le maire précédent que j’ai décidé de présenter mon propre projet. Il a été suivi par plus de 11 000 stéphanois. Je me suis battu pour être maire et pas pour faire élire Maurice VINCENT" tient à préciser Gilles ARTIGUES qui a cependant rappelé en séance cette vérité : "Ayez l’honnêteté de reconnaître que si j’avais fait un autre choix, nous serions sûrement élus l’un et l’autre mais nous occuperions des positions inversées dans cette salle !"
Pour Gilles ARTIGUES : "Maurice VINCENT est prisonnier de son équipe très plurielle et très complexe, spécialement des communistes qui ne représentent qu’une poignée de militants. De plus, il reproduit localement le malaise national du Parti socialiste, que le MoDem dérange. Maurice VINCENT par de pauvres arguments, toujours les mêmes, qui ne parlent que du passé et des mandats précédents, n’accepte pas des idées différentes des siennes et manque de respect à une formation politique qui se voulait pourtant depuis le début du mandat, constructive, modérée et dont la connaissance de la ville n’est plus à démontrer."