jeudi 6 mai 2010

Réaction au report du projet des Ursules

Réaction de Gilles ARTIGUES, Président du groupe municipal « La voix des stéphanois »
« ET MAINTENANT, QU’EST CE QU’ON FAIT PENDANT QUATRE ANS ?
« Depuis plusieurs mois, notre groupe interpellait le maire de Saint-Etienne afin de connaître sa décision quant au projet des Ursules. Nous le sentions fuyant sur le sujet… Nous avons été fort étonnés d’apprendre ce lundi que, finalement, il avait choisi de ne rien faire jusqu’en 2014 !
Cela est d’autant plus étonnant qu’il avait justifié le non respect de sa promesse électorale de « transfert du parking et remplacement par un parc urbain et une place » en évoquant le fait qu’ « on ne pouvait rejeter l’opportunité de voir des investisseurs s’intéresser à Saint-Etienne ! ».
Lorsqu’il a lancé les appels d’offres de ce projet, en mai 2009, il connaissait les contraintes. Rien n’est nouveau dans les arguments qu’il avance pour reculer, d’où notre surprise et notre tristesse car c’est une mauvaise nouvelle pour notre ville.
Le commerce stéphanois de centre-ville souffre, s’inquiète de la mise en place prochaine de la piétonisation sans réelle concertation sur plusieurs secteurs. Le projet des Ursules en était un des éléments forts d’attractivité.
En fait, nous aurions pu comprendre ce report au nom du respect du patrimoine ou tenant compte des fortes indemnisations à verser avant la fin de la concession du parking…Mais dans le même temps, il aurait fallu que le maire annonce l’arrivée, dès maintenant, d’enseignes nationales, capables de créer de véritables locomotives. Il y a de nombreux mètres carrés vacants place du Peuple ou rue Gambetta pour les accueillir…
Mais de cela, rien…rien qui puisse apporter un peu d’espoir et la perspective de lendemains meilleurs .Et maintenant, qu’est ce qu’on fait pendant quatre ans ? On attend... Quelle tristesse de se dire que rien n’avancera jusqu’aux prochaines élections municipales ! Combien de commerces et d’entreprises seront obligés de baisser leur rideau d’ici là, faute d’un accompagnement urbain dynamique ?
Certes, la crise est là mais il nous semble que c’est justement en cette période qu’il faut aller de l’avant, choisir et faire preuve d’un peu d’audace »