lundi 9 mai 2011

Une pergola à 1,6 millions d’euros : ils sont devenus fous !

Gilles Artigues, vice-président du conseil général et président du groupe municipal "la voix des stéphanois" se remet à peine de ce qu’il a entendu lors du conseil municipal de ce lundi 9 mai :
"Les élus municipaux ont pu enfin hier en savoir un peu plus sur le projet d’aménagement des places de l’Hôtel de Ville et Dorian. Ce qui a surtout retenu notre attention, c’est le coût très excessif de la "superstructure" démesurée qui doit trôner sur la place de l’hôtel de ville : 1,6 millions d’euros pour une pergola !
J’ ai fait répéter ce montant deux fois au maire tant je n’en croyais pas mes oreilles. En cette période de crise et de difficultés pour nombre de stéphanois, c’est indécent. Est-ce bien la même personne qui depuis plus de trois ans ne parle que des problèmes financiers de la ville, refuse des interventions de quartier pourtant vitales et essentielles au nom de la sacro sainte rigueur et en raison de la dette abyssale de la ville ?
Nous comprenons que Maurice Vincent ait besoin, en fin de mandat, de présenter aux stéphanois un projet sensationnel et très visible qui réponde aux règles du marketing urbain. Nous nous expliquons mieux pourquoi il faut qu’un philosophe et psychosociologue fasse partie de l’équipe de maitrise d’oeuvre. Ses compétences seront bien utiles pour faire passer la pilule de ce choix déroutant , de ce délire d’architecte et de cette gabegie financière.
Ceci est d’autant plus choquant que l’on ne comprend pas pourquoi on cherche à obérer les aspects historiques de cette place qu’il conviendrait plutôt de valoriser . Les stéphanois sont fortement attachés à cet espace de commémoration. On veut en faire une place d’agrément, de loisirs, un "cirque permanent". La place Jean Jaurès ne répondait elle pas déjà à cette fonction ?
Nous sommes inquiets de ces dérives surtout en pensant au meilleur usage que l’on aurait pu faire de ces 1,6 millions euros de pergola pour améliorer réellement l’attractivité de notre ville et redynamiser ainsi son commerce en souffrance."