Gilles ARTIGUES, Vice-président du Conseil Général, Président du groupe municipal « la Voix des stéphanois » réagit au bilan à mi-mandat que Maurice VINCENT vient de présenter :
« A la lecture du bilan à mi-mandat de Maurice VINCENT, j’ai vraiment l’impression de ne pas vivre dans la même ville que lui ! Il continue à se complaire dans une autosatisfaction maladive, refusant de voir en face la réalité d’une ville qui décline.
Personne n’est dupe de cette « méthode Coué » et certainement pas les stéphanois qui nous contactent de plus en plus nombreux, nous arrêtent fréquemment dans la rue pour nous demander de poursuivre, avec détermination, notre travail d’opposants. Avec des moyens cent fois moins importants que ce que le budget communication de la ville permet au Maire, nous relayons les difficultés quotidiennes que rencontrent les habitants, les commerçants, les automobilistes, suite à des décisions prises par Maurice VINCENT, de manière arbitraire et irréfléchie.
Maurice VINCENT persiste et signe en évoquant encore et encore les questions de dettes. Le mal est malheureusement fait et l’image de la ville a déjà beaucoup pâti de ces lamentations portées au niveau national faisant de nous une ville ruinée, proche de la tutelle. Il faudra ramer des dizaines d’années pour redonner confiance à d’éventuels nouveaux investisseurs. Par ailleurs, comment oser dire que les impôts n’augmenteront plus à l’approche des élections municipales alors que la pression fiscale a explosé lors de ces trois premières années de mandat ?
« Cœur de ville » constituera l’échec le plus visible de Maurice VINCENT qui sera rendu responsable de la désertification du centre-ville. Les pas de porte vacants se multiplient et la grande locomotive commerciale indispensable pour l’attractivité ne viendra pas avant… 2017 ou 2018 dans le cadre du projet des Ursules que Maurice VINCENT a stoppé net, l’an dernier. Quel aveu d’impuissance. Dans 6 ans, ce sera trop tard, beaucoup trop tard alors que va se développer bien plus vite la zone du Pont de l’Ane et que va s’agrandir celle d’Auchan – Villars.
Maurice VINCENT se vante de la collaboration qu’il entretient avec ses amis socialistes lyonnais et grenoblois mais rien n’avance dans les relations tout aussi stratégiques avec les communes de la Plaine du Forez, telle Andrézieux-Bouthéon. Que de temps perdu…
Sur nombre de projets, nous pourrions prouver que la concertation n’est que superficielle et que les conseils de quartiers ne sont que des chambres d’enregistrement des décisions technocratiques prises dans un bureau. Le dernier exemple en date concerne le déplacement de la Comédie de Saint-Etienne, décidé contre les volontés des habitants et dans le mépris total de l’opposition municipale. Que va-t-il se passer lorsqu’à la Plaine Achille se dérouleront, le même soir, un concert au Fil, à la Comédie, au Zénith, un salon au Parc des expos et un match à Geoffroy Guichard : ce sera l’asphyxie complète alors que dans le même temps, nos quartiers seront morts et peu sûrs ! Il est temps de définir un vrai projet culturel dans cette ville, allant à l’encontre de cette politique de gribouilles !
Maurice VINCENT annonce qu’il s’intéresse aux questions nationales et qu’il souhaite devenir sénateur. N’a-t-il pas suffisamment de travail à Saint-Etienne ? En fait, conscient des grandes difficultés qu’il aura à être réélu maire, il est clair qu’il cherche une porte de sortie personnelle. Où est l’intérêt des stéphanois dans tout cela ?
A la lecture de ce bilan à mi-mandat, on pourrait être assez désespéré. Ce n’est pourtant pas dans la nature des stéphanois qui ont prouvé par le passé qu’ils pouvaient surmonter nombre d’épreuves. L’unité retrouvée des oppositions municipales, le travail que je souhaite poursuivre et amplifier avec Jean-Jacques REY, est porteur d’espoir pour l’avenir.
Il reste 35 mois à Maurice VINCENT à la tête de notre ville. Ce temps va paraître bien long aux stéphanois. Pour notre part, nous allons le mettre à profit pour construire un projet de reconquête où l’activité, le foisonnement d’idées, la libre circulation, la création de richesses, ne seront plus freinés mais encouragés et fortement accompagnés. »