« Je tiens à exprimer ma déception et ma tristesse alors que vient de s’achever la 27ème édition de la Fête du livre.
Tout au long de ce week-end, j’ai arpenté, comme chaque année, les allées de la Fête du livre. Je n’ai pas reconnu cet événement voulu par ses créateurs comme festif, populaire et contribuant à donner une image dynamique et positive de notre ville.
Les travaux de la Place de l’Hôtel de Ville n’excusent pas tout ! Ils ne sont en fait qu’un prétexte pour transformer, sous couvert d’économies, cette manifestation qui voulait faire rayonner Saint Étienne au niveau national en un simple évènement stéphano-stéphanois.
Les couacs dans l’organisation peu professionnelle , se sont multipliés laissant les auteurs invités soit sans repas , soit sans hébergement , soit dans des conditions de confort limitées. Le dîner des auteurs à la cantine administrative faisait de la peine. La plupart des auteurs avaient d’ailleurs boycotté cette soirée préférant troquer le « plateau repas » contre un moment sympa dans un vrai restaurant ! La soirée des Babets d’or de jadis avait autrement plus d’allure ! »
On était en tout cas bien loin de la tradition d’hospitalité de notre ville. Il fut un temps où notre Fête du livre était la deuxième de France derrière Brive, où un TGV spécial amenait les auteurs qui étaient heureux de se retrouver chez nous chaque année et qui parlaient en des termes flatteurs de Saint Etienne lorsqu’ils étaient invités dans les médias nationaux.
Je crains que le peu d’auteurs présents (Trois fois moins que par le passé) ne fasse une mauvaise pub pour l’an prochain et qu’ainsi notre Fête décline encore.
On peut redouter également que les libraires très déçus et qui font beaucoup d’efforts, jettent un à un l’éponge à l’image de la FNAC et de Gibert qui ont préféré être absents cette année.
Et que dire des auteurs locaux relégués dans un chapiteau loin du passage des visiteurs et qui ont trouvé le temps bien long ?
Certes nous sommes en période de crise et les économies sont nécessaires mais l’organisation d’un événement sans aussi peu de retombées nous semble être même avec un budget très réduit, bien trop cher pour ce qu’il fut.
C’est donc la déception et la tristesse qui dominent au soir des premiers bilans. D’ores et déjà nous réfléchissons à redonner à cette Fête tout son lustre même si nous sommes conscients qu’il faudra du temps pour remonter la pente tant nous sommes tombés bas cette année. »
Gilles Artigues