Communiqué de Gilles Artigues:
« Comme pour la Marandinière, l'implantation du crématorium à Montmartre est imposée de manière autoritaire par le Maire.
Elle a été pour la première fois présentée au conseil de quartier de Tarentaize Beaubrun ce jeudi soir.
Mais évidemment aucune discussion n'est possible . Ce projet se fera sur cette colline car "cela dynamisera le quartier"... Ce serait risible si ce n'était pas profondément triste et inquiétant pour les membres d’une famille nombreuse, installés depuis sept ans sur les lieux et ayant énormément investi dans de lourds travaux de rénovation, qui se trouvent en grande difficulté, sommés d’abandonner leur maison, dans les plus brefs délais.
Si ce crématorium ne se faisait pas comme le Maire l'a décidé dans son bureau, ce serait pour lui de "l'impuissance publique " ! Quelle drôle de conception de la démocratie participative. .
Une opacité totale également sur les autres sites envisagés ainsi que sur les autres communes susceptibles de rejoindre le projet . "Quand c'est flou c'est qu'il y a un loup ! " N'est ce pas ce que disait la Grand Mère de Martine Aubry ?
Mais au-delà de la méthode qui une nouvelle fois, manque d’élégance et de considération, les questions de fond subsistent et à ce jour n’ont trouvé aucune réponse…
Pour justifier le bien fondé de ce projet, l’équipe municipale se sent obligée de dénigrer les entreprises privées de pompes funèbres qui travaillent depuis de nombreuses années sur notre ville avec une éthique et un professionnalisme, reconnus de tous.
Le premier adjoint parle d’un manque de chambres funéraires, d’un service qui n’assurerait pas « la sérénité et l’apaisement ». Ces affirmations tant sur la quantitatif que sur le qualitatif, sont une déformation de la réalité.
Et que dire de l’accusation à peine voilée d’une activité « mercantile » qui s’effectuerait sur le dos des familles. Ces propos sont à la fois injustes et inappropriés car la nouvelle structure envisagée, la Société Publique Locale devra aussi faire des bénéfices. En effet, la municipalité n’a pas choisi une délégation de service public. La SPL fonctionnera certes avec les capitaux apportés par au moins deux collectivités mais elle devra aussi amortir les investissements initiaux. Les tarifs proposés auront dans ces conditions bien du mal à être inférieurs à ceux pratiqués aujourd’hui, sauf à toujours faire appel aux fonds publics, ce qui à notre sens s’apparentera alors à une concurrence déloyale.
On peut craindre, dans ces conditions, que les entreprises privées soient contraintes de licencier, voire pour certaines de cesser leur activité. Compte tenu de la crise de l’emploi que vit cruellement notre région stéphanoise, c’est inacceptable.
Par ailleurs, un flou subsiste sur la situation des agents municipaux. Resteront- ils agents territoriaux et quel statut auront les personnes embauchées par la SPL, après sa création ?
Nous n’avons par ailleurs aucune assurance sur le respect de l’environnement. Le fonctionnement d’un crématorium entraîne en effet de nombreuses nuisances et nous serons particulièrement exigeants au niveau de toutes les formes de pollutions : atmosphériques, olfactives, visuelles…
En fait, nous avons l’impression d’une improvisation totale dans ce dossier. Maurice VINCENT veut agir vite avec la volonté de contrôler un secteur qui aujourd’hui fonctionne bien et qui risque d’être totalement déstabilisé par idéologie, clientélisme et perspectives électoralistes. »