Mardi 24 Mars, l’association "les amis de la voix des stéphanois", en partenariat avec le MoDem Saint-Etienne, a réuni autour de Gilles ARTIGUES, ses amis et sympathisants pour dresser le bilan de la première année de municipalité stéphanoise. Après les interventions de Jean-Baptiste NEYRET, Président de l’association ; de Lionel BOUCHER, Président du MoDem St-Etienne ; de Denis CHAMBE et Renée DUMONT, élus de "la voix des stéphanois", c’est Gilles ARTIGUES qui s’est adressé à la salle.
Mes chers amis,
Quel plaisir de vous retrouver aussi nombreux ce soir alors qu’il n’y a aucun enjeu électoral immédiat. La réussite de cette soirée montre, s’il en était besoin, que les liens que nous avons tissés, depuis près de 15 ans maintenant, vont bien au-delà des aléas de la vie politique.
Je tiens à remercier tous ceux qui ont œuvré pour que cette rencontre ait lieu…
Avant moi, chacun de mes amis, à sa manière, avec ses mots et la force de sa responsabilité, a exprimé ses sentiments, un an après l’arrivée d’une nouvelle municipalité à Saint-Etienne. Il me revient de conclure ce temps de discussion qui se poursuivra de manière informelle, autour du verre de l’amitié.
Il nous faut, en premier lieu, revenir sur la campagne électorale que nous avons menée tambours battants.
Nous appelions de nos vœux un changement de méthode et nous partions pour gagner, pas du tout pour faire perdre le sortant ou installer le maire actuel. Nous voulions faire exister, dans notre ville, un nouveau courant dépassant les clivages droite/gauche qui sur les questions locales, n’ont aucun sens.
Nous trouvions ridicules et stériles les propos qui prétendaient que si tout allait mal, c’était de la faute de cette « droite au pouvoir depuis 25 ans » et de la même façon, nous combattions ceux qui, de manière primaire, argumentaient sur le fait que « le retour de la gauche serait un drame pour notre ville ! »
Lionel a dit tout à l’heure que nous avions la meilleure équipe. Je le pense aussi. Avec peu de moyens, nous avons écrit nous mêmes notre projet pour Saint-Etienne et nous étions par nos profils divers, tellement représentatifs de notre ville et pas seulement de nos partis politiques ! Notre dynamisme, nos marées oranges ont marqué les esprits. Notre score fut d’ailleurs tout à fait exceptionnel et tellement encourageant. Dans une grande ville, réaliser plus de 20%, lorsque l’on n’ est pas soutenu par l’une des deux grosses machines du PS ou de l’ UMP, c’est une belle performance que nombre d’observateurs honnêtes ont su d’ailleurs souligner.
Depuis que près de 11 000 stéphanois nous ont fait confiance, rien, dans notre ville, n’est comme avant. Il faut compter désormais sur cet élan nouveau, ce chemin que nous avons su tracer et qui porte le nom maintenant très connu de « la voix des stéphanois ».
Après les élections, le groupe de trois élus que nous sommes a non seulement gardé ce titre mais a souhaité poursuivre dans le même esprit et c’est ainsi que nous revendiquons avec force notre liberté d’expression. Ce n’est d’ailleurs pas au nombre d’élus que l’on mesure la force des convictions. Nous sommes capables de saluer une action de la majorité quand elle va dans le sens de l’intérêt des stéphanois et nous pouvons, tout autant dénoncer des décisions prises dans le cas contraire.
Nous avons donc usé et abusé de ce droit d’intervenir en vérité. Ceux d’entre vous qui suivent le conseil municipal sur internet en sont les témoins.
Notre parole, d’ailleurs, sur tous les dossiers, est attendue, car elle n’est pas prédéterminée par un camp ou un autre. Très souvent d’ailleurs, nos décisions sont prises, après vous avoir écoutés, dans nos permanences de quartiers ou au local de notre groupe situé 1, rue Louis Braille et dans lequel chaque après midi, notre amie Anny Balzer vous accueille.
Il faudrait, en fait, qu’existe un autre mot entre « majorité » et « opposition » pour définir notre position. Comme hélas, il n’y a qu’un choix binaire, ce qui nous convient le mieux est en fait, le terme « opposition constructive ».
Elle n’a rien à voir, en effet, avec l’autre opposition, celle qui est systématique et qui s’est manifestée dès les premières minutes de ce mandat, de manière souvent bête, méchante et très revancharde. Tout ce qui est excessif est insignifiant, dit on… Cette opposition là, elle n’attend que l’échec de la municipalité actuelle, se réjouit ou provoque ses fautes, dans le but de capitaliser sur les mécontentements en espérant, en 2014, en récupérer les dividendes et bénéficier ainsi d’une nouvelle alternance. Cette politique de la terre brûlée n’est pas la nôtre. Nous aimons trop notre ville pour souhaiter sa réussite. Nous voulons lui être utiles, aujourd’hui et pendant les cinq prochaines années qui ne doivent pas être du temps perdu.
Pour ce faire, nous avons tout d’abord observé cette nouvelle équipe municipale. Ayant nous mêmes débuté un jour, nous savons qu’il n’est pas simple de se mettre au courant et d’être opérationnels rapidement. Il nous semblait décent et honnête de laisser ces femmes et ces hommes, pour la plupart, inexpérimentés, prendre la mesure de leur tâche.
Dès le premier jour, cependant, au conseil municipal d’installation, le 21 Mars, nous avons mis en garde Maurice Vincent contre deux écueils : Le premier était lié au fait que le Parti Socialiste détenait presque tous les pouvoirs locaux : la région, les grandes villes de la Loire, leurs agglomérations, les deux circonscriptions stéphanoises et six des neuf cantons de notre commune…Quant on a ce pouvoir absolu, le risque est grand de se tromper absolument ! C’était en fait, un appel à mieux écouter l’ opposition et force est de reconnaître que sur plusieurs points, le maire aurait été bien inspiré de tenir compte de notre avis.
Le deuxième écueil tenait à la nature même de son équipe faite d’une gauche plus que plurielle. Constamment, il lui faut, pour maintenir la « paix sociale », faire des concessions aux uns et aux autres. Le risque est grand dans ces conditions, d’édulcorer son programme initial et d’en oublier ses promesses. Là encore, sans être des oiseaux de mauvais augure, il s’est avéré que cette mise en garde de début de mandat n’était pas dénué d’une réalité , que l’avenir a confirmée.
Alors, aujourd’hui, quel bilan tirons nous de ces douze mois passés par Maurice Vincent, à la tête de la ville ? Un bilan sans aucun doute contrasté avec plus de questions que de réponses…
Il y a certes, de bonnes choses que nous avons soulignées et que nous continuerons à soutenir, particulièrement dans le domaine du développement durable et dans la prise en compte du handicap, tous deux traités de manière transversale…
Il est bien aussi que les enveloppes pour la proximité et les conseils de quartiers aient été augmentées. Nous avions en effet dénoncé, en son temps, la politique de prestige qui se faisait au détriment des besoins quotidiens des habitants .
Nous avons également apprécié la façon d’être du nouveau maire, plus modeste, moins arrogante. Sa communication est devenue plus raisonnable ; il sait reconnaître ses erreurs, ne prend pas de décisions brutales, particulièrement pour la réorganisation des services municipaux qui méritent écoute et respect, comme tout ce qui touche à l’humain.
C’est d’ailleurs ce souci de placer l’homme au centre de nos préoccupations, qui donne sens à notre engagement politique. C’est cela aussi qui nous fait rejeter les idées ultra libérales qui considèrent que l’argent est la priorité des priorités. Le mauvais exemple vient souvent du sommet de l’Etat et le Mouvement démocrate ne cesse de dénoncer ces dérives.
D’argent et de finances, il en a aussi beaucoup été question, à Saint-Etienene, depuis l’arrivée de Maurice Vincent. C’était certes avec la volonté louable de réduire notre dette mais nous pensons cependant que le maire en a trop fait en la matière et que cela a incontestablement nui à la ville, présentée dans plusieurs médias nationaux, comme totalement ruinée.
Au moment où l’on apprenait la nature de notre dette avec ces 70% d’emprunts dits toxiques, nous avons appelé à une sorte d’ « union sacrée » des forces vives de Saint-Etienne afin de nous serrer les coudes. Au lieu de cela, nous avons eu droit à des passes d’armes pitoyables, au conseil municipal, entre l’ancien et le nouveau maire, se renvoyant mutuellement la responsabilité de la situation .
Comme seule réponse à cette difficulté que le maire découvrait et nous avec lui, il n’a trouvé que l’augmentation de la fiscalité locale, dans des proportions énormes : plus de 7,5% ! C’est en grande partie pour refuser de cautionner cet excès, que nous avons voté contre le budget municipal 2009. En cette période de crise, nous proposions un meilleur étalement dans le temps, de cette progression .
Il est certes de bonne guerre de faire supporter le plus gros de l’effort lors du premier exercice mais là, en l’occurrence, ce sont les stéphanois qui sont pénalisés.
Cette graduation aurait d’ailleurs été tout à fait possible puisque nous avons appris que l’augmentation sur les six ans, ne sera en fait que de la moitié au plus du taux de 25% avancé par le cabinet d’audit Ressources Consultants Finances. Cette dernière information est d’ailleurs la seule qui soit vraiment nouvelle dans le plan de mandat de Maurice Vincent, rendu public tout récemment.
Dans ce document, on n’en apprend pas davantage dans de nombreux domaines, pourtant majeurs de la vie municipale, comme la vente du patrimoine communal. La publication d’une liste de plusieurs bâtiments mis sur le marché et auxquels les stéphanois sont attachés, suscita une émotion compréhensible .
Il n’est rien dit non plus sur le devenir du site de la Charité, de la caserne Chavanelle (après le départ des pompiers sur Séverine), de la patinoire municipale, de l’Hôtel des Arts (puisque le centre d’interprétation du patrimoine se fera dans la maison François Ier), de l’ex résidence de l’Ensoleillée, du projet de Boulevard des Champs, de la politique des cimetières (qui n’est certes pas très « médiatique » mais qui correspond à une compétence exclusive de la commune et qui touche hélas, un jour ou l’autre chaque famille). Il y a une étude prospective à mener, dont la forte incidence financière est évidente. Il en est de même pour l’entretien des édifices religieux construits après 1905 et non cités dans le document. Nous ne manquerons pas d’interroger le maire en conseil municipal pour l’obliger à décider sans se défausser sur de nouvelles études qu’il n’hésite pas à commander, comme pour mieux enterrer le problème ! C’est un peu l’impression que nous avons à propos du devenir du Palais des Spectacles que nous avions souhaité, dans notre programme, attribuer aux associations pour leurs nombreuses manifestations.
Ces associations sont d’ailleurs dans l’expectative, elles attendent un vrai accompagnement, c’est particulièrement vrai dans le domaine sportif où de nombreuses questions restent en suspens.
L’Opéra Théâtre, quant à lui, reste dans le flou. On a parlé d’un projet d’Etablissement Public de Coopération Culturelle (EPCC), annoncé pour début 2010 et plus jamais évoqué ;ce qui plonge le personnel de ce fleuron de notre vie culturelle, dans l’incertitude. On nous annonce aussi le lancement d’un grand événement culturel, d’envergure internationale et on parle d’une biennale des arts vivants. Est ce bien utile de créer encore une autre manifestation alors que nous avons la Biennale du design qui a fait ses preuves et qui mérite d’être constamment renforcée et développée ? Et ceci dans la perspective de l’ouverture de la cité du design dont le bâtiment, dans sa forme actuelle, déçoit mais on nous dit que l’aspect définitif nous surprendra…
Attendons donc. On peut cependant penser que le geste architectural de Finn Geipel ne sera pas aussi fort que celui de Norman Forster dont le Zénith occupe massivement l’entrée du quartier du Marais. Le bâtiment est beau mais la circulation, les soirs de concert, continue à poser problème et le contrat en or fait à Jean-Claude Camus nous fait craindre pour les finances de Saint-Etienne Métropole, si d’aventure, le public ne venait pas aux spectacles aussi nombreux qu’espéré. L’avenir nous dira si cet équipement a été ou non surdimensionné…
Puisque nous parlons d’intercommunalité, nous ne pouvons que regretter la frilosité du maire que nous voulons pousser à aller plus loin. Dans les instances de l’agglomération, c’est Denis Chambe qui nous représente. Il dénonce toujours un manque de lisibilité de l’action économique dont la gouvernance n’est que peu améliorée. Avec nous, il regrette, par ailleurs, que l’on n’évoque plus la possibilité de nouveaux transferts comme celui du Musée d’Art et d’Industrie ou de la Mine. Et que dire de la baisse d’ambition par rapport à la campagne électorale ? Maurice Vincent parlait alors de se battre pour étendre Saint Métropole à d’autres communes dont Andrézieux Bouthéon. Aujourd’hui, on n’évoque qu’un simple partenariat dans le cadre du Schéma de Cohérence Territorial, le fameux SCOT !
Concernant les ressources humaines, que de vœux pieux ! Qui, en effet ne pourrait pas souscrire à la volonté municipale d’intensifier le dialogue et l’écoute, la lutte contre les discriminations, la reconnaissance des valeurs professionnelles ou l’amélioration des conditions matérielles de travail ? Mais on attendait des chiffres précis sur les effectifs. La municipalité entend elle les maintenir ? Les augmenter ? Certes, il s’agit d’un sujet sensible et qui nécessite du courage. Malgré tout, ce sont les questions qu’un maire doit se poser le premier jour où il s’assoit sur le fauteuil de premier magistrat. Un an après, il doit, à notre sens, avoir des réponses. Ce n’est pas le cas et bien évidemment, la perspective de lancer une instance d’évaluation des politiques publiques ainsi qu’une enquête de satisfaction, ne nous semblent pas à la hauteur des enjeux.
Dans un autre ordre d’idées, le tout petit geste adressé aux anciens combattants ne nous a pas échappé. Nous demandions pour eux la gratuité des transports en commun, comme cela se fait dans plusieurs autres agglomérations et nous lisons, au détour d’un paragraphe consacré au troisième âge qu’il n’y aura, en fait que quelques tickets STAS offerts ! Soit on reconnaît ce que l’on doit à nos aînés dont les sacrifices nous permettent de vivre libres aujourd’hui, soit on ne fait rien mais proposer cette demi mesure est choquant.
Enfin, concernant la question de la démocratie participative, nous avons apprécié que tous les stéphanois puissent assister aux réunions dans les quartiers, même si nous pointons du doigt les difficultés de cette ouverture large. Le bilan prévu tous les deux ans devra nous éclairer.
On peut cependant reconnaître quelques couacs de cette concertation : localisation de la piscine Marandinière, suppression de la circulation place Jacquard, affectation de l’ex-clinique Guinard ou projet de la place de Monthieu…
Nous pensons par ailleurs que le maire ne doit pas craindre de mettre en adéquation ses paroles et ses actes, en lançant, le plus souvent possible, des consultations directes. Il a prévu de le faire pour la tour Plein Ciel de Montreynaud qui sera donc soit démolie, soit maintenue et valorisée par un projet artistique. C’est bien mais pourquoi refuse-t-il de faire trancher ainsi des sujets qui engagent l’avenir de nos concitoyens et dire que c’est trop compliqué, que les stéphanois ne comprendraient pas la complexité de tels dossiers et que c’est l’affaire des élus…nous semblent traduire un manque de confiance. Le maire a ainsi refusé le référendum d’initiative locale que nous réclamions, à propos du prix de l’eau à Saint-Etienne.
Peut-être, en fait, n’avait-il évoqué la remunicipalisation du service des eaux, que pour satisfaire la frange communiste de sa majorité plurielle qui le réclamait depuis toujours ? Nous n’y avions, pour notre part jamais cru, conscients du coût que représenterait un tel retour dans le giron municipal.
Mais nous ne polémiquerons pas inutilement : le prix de l’eau va baisser sensiblement, c’est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des stéphanois. Reconnaissons le honnêtement.
Et c’est donc sur cette note positive que je souhaite achever ce rapide bilan qui nous oblige à la vigilance. Saint-Etienne est loin d’être sortie de ses difficultés. Elle garde des atouts indéniables et ses élus doivent avoir pour elle un projet ambitieux que l’on peine à voir aujourd’hui.
Certes, il y aura la poursuite de grands travaux, engagés par l’équipe précédente et les grues seront visibles dans les prochains mois. Dans les quartiers prioritaires, comme Montreynaud, Crêt de Roc, Beaubrun, Séverine, Tarentaize, le secteur sud est, les actions de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine, l’ANRU, vont se poursuivre avec enfin des réalisations visibles que les habitants se désespéraient de voir un jour.
Ca va bouger aussi sur le site de l’hôpital Nord, sur celui de la Manufacture et de la Plaine Achille avec une grande signature, celle de Chemetov, sur celui de Châteaucreux, enfin. Ici, la tendance amorcée en fin de mandat dernier se confirme : on oublie le grand projet de cité des affaires pour en faire un espace administratif. Le grand bâtiment qui se construit sur l’îlot Grüner en est la manifestation la plus visible et dans quelques temps, l’installation du Conseil Général sur l’îlot Poste-Weiss, renforcera cette vocation qui n’était pas celle voulue initialement. Dommage car cela ne mobilise, mis à part le siège mondial de Casino, que des financements publics. Pour mener à bien ces chantiers, l’EPASE (l’Etablissement Public d’Aménagement de Saint-Etienne) veille et certains trouvent même qu’il décide beaucoup de choses en lieu et place des élus municipaux. C’est effectivement une impression que nous avons eue aussi et ceci tout récemment encore avec le projet des Ursules qui a fait bondir les défenseurs du patrimoine stéphanois.
Ils avaient lu, dans le projet de Maurice Vincent, la volonté de valoriser la colline Sainte Barbe et ils découvrent, tout d’un coup, l’annonce de la construction d’un centre commercial bétonné, en lieu et place de l’actuel parking.
Sur ce rôle de l’EPASE comme sur beaucoup d’autres sujets, vous pouvez compter sur notre vigilance. Mais pour être efficace, cette vigilance doit être partagée et c’est bien la raison d’être de l’association des « amis de la voix des stéphanois » que je vous invite à rejoindre. Pour que nos interventions soient vraiment l’émanation de vos aspirations, il nous faut être présents et actifs dans tous nos quartiers. Je m’y rendrai dans les semaines qui viennent pour organiser des rencontres comme celle de ce soir. En attendant, continuons à tisser notre toile, partout dans la ville pour que nous soyons fins prêts lorsqu’une nouvelle échéance locale arrivera…
Je ne peux achever mon intervention sans évoquer rapidement l’élection dans laquelle je suis engagé cette année avec le Mouvement démocrate. Etre candidat aux élections européennes, dans la grande circonscription du sud est, ce n’est sûrement pas pour moi, une volonté de m’éloigner de Saint-Etienne, bien au contraire. L’Europe a permis à de nombreux projets de voir le jour dans notre ville. Il conviendra dans les prochaines années, de poursuivre et d’amplifier ses efforts.
J’aurai en particulier à cœur de montrer que l’Union européenne, si elle est plus connue pour ses actions dans le domaine rural, intervient aussi dans la politique de nos quartiers. Je valoriserai ces actions au cours de la campagne qui s’ouvre.
Pour être élu, il faudra une forte mobilisation, compte tenu de ma position de troisième de liste, à la limite de l’éligibilité. Ce n’est cependant pas impossible et je ne doute pas que c’est dans ma ville que nous ferons le meilleur score. Redevenir parlementaire signifierait pour moi retrouver un peu plus de moyens et de « pouvoir » à mettre à votre service pour vous aider dans vos difficultés du quotidien, comme j’ai eu le bonheur de le faire lorsque j’étais député et que j’avais à cœur de défendre Saint-Etienne à Paris. C’est avec cette motivation que j’agirais de même à Strasbourg ou Bruxelles.
Mais quel que soit le résultat de ce 7 juin, je resterai à vos côtés car ce contact direct et chaleureux, bien stéphanois, m’est vital.
Un an après, si des évolutions positives ou négatives, heureuses ou malheureuses ont eu lieu à Saint-Etienne, une chose me concernant n’a pas changé, je vous rassure :le mandat de maire reste, pour moi, le plus beau et le plus noble…
Gilles Artigues