mardi 14 septembre 2010

Coeur de ville : un plan d’actions vide, loin des réels enjeux.

Gilles ARTIGUES, Conseiller municipal et général, Président du groupe "la voix des stéphanois" réagit à l’annonce faite par Maurice VINCENT d’un plan d’actions en faveur du commerce stéphanois :
"Le mécontentement grandissant des stéphanois et des commerçants, relayé fortement par notre groupe municipal, a contraint le maire de Saint-Etienne à intervenir hier à propos de l’avancée de son projet « cœur de ville ». Il avait prévenu les élus au dernier conseil municipal. Il allait prendre des initiatives fortes en faveur du commerce en difficultés. A la lecture de son intervention de ce lundi, nous ne pouvons qu’être déçus par le vide de ce plan d’actions, loin des réels enjeux. Nous n’avons rien appris, lu des mesures déjà existantes, une simple opération de « com », du vent, beaucoup de mousses…
Le véritable événement en fait aurait été l’annonce de l’arrivée en centre-ville d’une nouvelle enseigne nationale qui aurait été la locomotive tant attendue pour rendre attractif le cœur de Saint-Etienne. Nous n’avons eu droit qu’à un vœu pieu avec la perspective floue d’une éventuelle occupation dans les anciennes nouvelles galeries. Il est vrai que le report du projet des Ursules a cassé une dynamique, tué un espoir, entrainé une réelle déception, suscité une terrible inquiétude que l’annonce récente de l’agrandissement d’Auchan à Villars n’a d’ailleurs fait que renforcer. Pas un mot non plus sur l’avenir des Halles, surprenant…
Nous sommes aussi très étonnés de ne rien entendre sur l’amélioration de l’habitat qui est pourtant un des éléments urbanistiques à prendre en compte pour faire revenir, en centre-ville, des classes moyennes résidant de plus en plus aujourd’hui dans la première ou deuxième couronne stéphanoise.
Le maire reconnaît implicitement les erreurs que nous avons pointées à propos des nouvelles règles de circulation rues Sainte- Catherine/Résistance et place Fourneyron. Pourquoi attendre alors encore deux mois pour effectuer les réajustements qui s’imposent ? Nous craignons que plusieurs des commerces qui souffrent terriblement de ces changements arbitraires ne puissent résister aussi longtemps.
Par contre, aucun réajustement n’est prévu à ce jour pour rendre plus efficaces et attractifs les transports en commun, spécialement à propos de la suppression pénalisante des dessertes des zones industrielles de Malacussy et de la Chauvetière, sans oublier celle du cimetière de Montmartre qui touche les personnes âgées et démunies. Un service public ne doit pas simplement raisonner en termes de rentabilité !
Concernant l’offre de stationnement, la simplification de l’utilisation du parc relais de Bellevue, la création de celui de la Terrasse sont des points positifs mais il serait bon aussi d’engager dès maintenant des travaux pour que l’offre en centre-ville soit suffisante au moment où sera démoli le parking des Ursules.
Si le maire se réjouit du « succès » de « Véli Vert », nous serions en droit d’attendre des propositions complémentaires en termes de pistes cyclables. Quelle surprise enfin de ne lire aucune évocation de la sécurité, de nombreux braquages et vols de commerces ayant été déplorés depuis le début de cette année.
Ces annonces ne peuvent donc que confirmer notre point de vue. Nous ne sommes pas rétifs aux changements ni bien sûr aux principes de piétonisation mais force est de constater que les objectifs visés ne peuvent être atteints. On a mis « la charrue avant les bœufs » ! Nous ne le redirons jamais assez. C’est pourquoi nous réitérons au maire notre demande de renoncer à ce projet de piétonisation mal ficelé, imposé sans réelle concertation. Nous craignons que plus le temps passe, plus le coût de cet entêtement soit élevé pour notre ville."