dimanche 24 octobre 2010

Fête du livre : réaction de Gilles Artigues

Gilles Artigues, conseiller municipal et général de Saint-Etienne, Président du groupe "la voix des stéphanois" se dit choqué par les propos de "la municipalité de Saint-Etienne qui fait le reproche aux libraires de ne penser qu’à leur chiffre d’affaires ! Quel mépris pour une profession qui assure au quotidien et pas seulement pendant les trois jours de la Fête du livre, la promotion de la lecture. Les libraires, comme tous les commerçants stéphanois contribuent au rayonnement et au dynamisme de la cité. Si l’on veut que la lecture soit accessible à tous, particulièrement aux jeunes, il faut bien que cette activité fonctionne économiquement. Pourquoi ce blocage idéologique qui oblige à dénoncer et à montrer du doigt ces petites entreprises par ailleurs créatrices de nombreux emplois ?
Cette accusation déplacée est à rapprocher du manque de politique municipale en direction du commerce qui ne cesse de souffrir dans notre ville des décisions pénalisantes du "cœur de ville" et spécialement du plateau piéton.
Ne cherchons pas à détourner l’attention et reconnaissons que cette édition 2010 de la Fête du livre a été un échec. Certes les grèves et le mauvais temps y sont pour quelque chose mais au-delà, force est de constater que cet événement a perdu de sa chaleur et de sa convivialité. C’est pourtant cette côte bien stéphanoise qui nous avait permis de rivaliser avec la Fête de Brive, premier salon littéraire de France. Les médias nationaux étaient totalement absents de l’événement cette année, ce qui est aussi un signe préoccupant.
Certes il faut faire des économies mais à force de toujours " voir petit", toutes les manifestations, malgré des budgets plus que réduits, vont devenir trop chères compte tenu de l’absence de retombées économiques ou de plus en terme d’image pour la ville !