" J’ai pu mesurer le degré d’agacement et de désarroi de ces commerçants victimes d’une désorganisation totale dans la conduite du chantier. On a l’impression que personne ne maitrise plus rien et que tout le monde se rejette la responsabilité de cette situation inédite. Pour la municipalité, c’est la faute des entreprises et pour les entreprises c’est la manque de directives claires de l’équipe de Maurice VINCENT qui a conduit à cet arrêt de leurs interventions sur voirie pendant près de trois semaines.
Les stéphanois ont, de manière générale, beaucoup de mal à comprendre la logique de tous ces chantiers souvent très sales, qui fleurissent sans grande cohérence, paralysent la circulation, rendent totalement inaccessibles des secteurs entiers et font que la clientèle apeurée fuit le centre-ville de Saint-Etienne. La baisse de chiffres d’affaires est très sensible en cette période de rentrée qui est pourtant un des temps de l’année à ne pas manquer.
Mais ce qui m’a le plus marqué lors de ma visite, c’est le sentiment d’abandon ressenti par ces commerçants face à des élus municipaux très peu à l’écoute, fatalistes et plusieurs fois méprisants comme si le Maire considérait que l’inquiétude des commerçants était secondaire et qu’il fallait avancer à marche forcée, comme nous l’avons déjà vécu l’an dernier avec la création du plateau piéton.
Je me suis engagé à intervenir au prochain conseil municipal de lundi afin de demander au maire de poser des actes concrets pour rattapper ces erreurs qui riquent d’être fatales pour certains commerçants déjà en difficultés depuis les premiers travaux de mars-avril. Parmi les actions attendues, il y a la mise en place d’une commission d’indemnisation adaptée qui ne soit pas seulement une usine à gaz pour se donner bonne conscience. Il faudra aussi une campagne de communication forte pour inciter la clientèle stéphanoise et de l’extérieur de la ville à revenir fréquenter ces boutiques afin qu’elles ne rejoignent pas la liste déjà trop longue de toutes celles qui, ces derniers mois, ont baissé leurs rideaux. "